La dernière enquête de l’inspecteur ...
 
 
L’extrait cité donne un aperçu du style et de l’ambiance. Considérations à partager sur l’île castriste, sans que la politique soit une fin en soi dans ce bouquin.
C’est avant tout un polar, noir ou coloré aux couleurs chaudes de Cuba, avec son enquête en cours et ses personnages typés. C’est bien. La lecture en est très agréable.
En revanche, au niveau de l’histoire, j’ai été quelque peu déçu, car la fin était prévisible dès le titre.
Ceci étant, c’est un voyage dans lequel on peut s’embarquer avec plaisir. Il ne manque que le héros de Vagues à Larmes, mais peut-être était-il caché entre deux pages.
 
DEVANT UN VERRE DE GUARAPO
 
Cuba était une île dissolue et La Havane une Indienne arawak qui passait ses journées à baiser, nue sur les plages, caressée par les feuilles des palmiers, les cuisses largement écartées. Il suffisait de marcher dans les rues pavées de la Vieille Havane, patrimoine de l’humanité sauvé de la misère grâce à l’argent de l’Unesco, pour comprendre que les Cubains, enfants du métissage, furieux méli-mélo de races disparates, étaient aussi heureux que pauvres, et que cubain était synonyme de dénuement, mais aussi de grandeur d’âme. Le mot cu-bain lui-même sonnait comme au ralenti. Et dans cette apartheid qui durait depuis des décennies, les hommes et les femmes enfermés sur l’île étaient comme une réserve indienne soigneusement préservée de toute contamination extérieure.
lundi 2 mars 2009
La dernière enquête de l'inspecteur Rodriguez Pachon